Burundi: Frais de stages de fin d’études, les étudiants des universités publiques embarrassés.

En plus du prêt- bourse, les étudiants des universités publiques, à la fin de leur cursus, veulent percevoir les frais dits des stages comme leurs ainés. Ceux-ci vont les faciliter dans le bon déroulement de ces stages. Ces derniers jours, des inquiétudes sur la probable suppression de ces frais tourmentent la communauté estudiantine.  Qu’en pense le Bureau de Bourse d’Etudes et de Stages ?

Depuis quelques jours, à en croire les étudiants, la question des frais de stages fait débat dans le milieu académique que ce soit à l’université du Burundi ou à l’Ecole Normale Supérieure (E.N.S). De multiples questions se posent surtout pour ceux qui sont dans les classes terminales qui attendent le début des stages de fin d’études: « Allons-nous percevoir les frais de stage ? Comment allons-nous travailler sans frais de stage ?»

Faut-il rappeler l’importance des frais de stages?

« Quoique la somme soit minime, elle nous sert de déplacements aller et retour pendant les stages, dactylographier le rapport de stages, faire l’impression et la reliure, car bon nombre d’entre nous, ne sommes pas en mesure de s’offrir ce service », nous confie Claude*, Etudiant de l’université du Burundi.

Depuis la création des universités publiques, les frais de stages étaient une condition sine qua non pour les étudiants à la fin de leurs cursus. On les percevait, soit au début ou bien à la fin des stages jusque l’an académique passé.

A l’heure de la rentrée scolaire qui coïncide avec l’exercice des stages de la première promotion des étudiants du système prêt-bourse, surtout ceux de la pédagogie, ils ont plus besoin des frais y afférents pour leur rendre la tache un peu facile. Et surtout que ces futurs enseignants auront besoin de quelques matériels didactiques pour préparer les leçons. Des matériels que l’on s’acquiert grâce à l’argent.

Avis des autorités ?

Lorsque les étudiants de ces universités osent évoquer la question des frais de stages, leurs institutions respectives leur disent que les frais de stages ont été abolis. Le Bureau de Bourse d’Etudes et de Stages(BBES)  contacté, il l’éclaircit en ces termes : « Dans le contrat qui lie l’étudiant au gouvernement, aucun article n’accorde aux étudiants les frais de stages». Toutefois, les étudiants ne l’entendent pas de cette oreille. « Jusqu’à présent, aucun décret présidentiel ou ordonnance ministérielle, à notre connaissance, n’abroge les frais de stages. Si on les avait abolis, il ne fallait pas le faire savoir oralement, mais par des écrits au risque de camoufler une certaine réalité », précise  J. Paul* étudiant à l’ENS.

Claudine*, une autre étudiante de l’ENS n’a pas caché ses inquiétudes.  « Chez nous à l’ENS, les autorités veulent précipiter la paie du prêt-bourse pour faciliter la bonne tenue de stages. Ce que nous ne comprenons pas car le prêt-bourse et les frais de stages sont deux choses différentes ».

Pour tous ces étudiants, les autorités de ces deux universités devraient sortir du silence qui les caractérise sur ce sujet. Pour eux, le mieux serait de trouver une solution adéquate et qui ne défavorise personne.

*nom modifié

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