Capital et projet : qui vient avant, qui vient après ?

Pas mal de jeunes burundais éprouvent des difficultés à se lancer  dans l’entrepreneuriat. La raison principale de cet échec est le manque du capital comme se lamente plus d’un. Voici ce qui résume pourquoi l’Association of Mentors for Business and Entrepreneurship (AMEBE) a  organisé,  jeudi le 31 décembre dans les enceintes du Campus Kamenge,  la finale de la compétition des idées d’affaires pour les jeunes âgés de moins de 30 ans, dans   le cadre de  son projet: « Appui aux jeunes entrepreneurs au Burundi » financé par  la CARITAS GRAZ.

Presque tous les coins du pays étaient représentés. Les jeunes présentaient leurs projets devant un jury. Parmi les critères pris en compte pour choisir les 20 premiers projets sur 25 présélectionnés, il y a : la pertinence du projet, la faisabilité du projet, le caractère innovant du projet, sa vulnérabilité et la cohérence des idées des candidats par rapport à ce qu’ils ont écrit dans leurs plans d’affaires. A titre informatif, cette compétition a vu la participation de 60 projets. A en croire Jean Berchmans SIBONIYO, coordinateur de l’AMEBE, une somme  d’entre 100  et 600 mille francs burundais, remboursable après 12  mois sans intérêt, sera prêté aux lauréats selon les besoins pour réaliser leurs projets.

L’occasion de soutenir  les jeunes

Ce coordinateur de l’AMEBE raconte qu’il y a des jeunes qui ont des idées innovantes mais qui rencontrent des problèmes de manque du capital de démarrage. Pour cela, le projet vient comme une réponse conçue à cette barrière principale. Il précise que les jeunes sont vraiment innovants en ces jours. » N’acceptez pas ceux qui vous diront que les jeunes burundais sont des fainéants. Il ne faut pas généraliser. Mais ce que nous pouvons dire, c’est qu’il y a des jeunes qui ont besoin de renforcements. Il y a des jeunes qui ont peur de s’exprimer devant les bailleurs de fonds,  devant les investisseurs. Pour pallier ce défi, nous allons continuer à éduquer pour que tout le monde soit capable de s’exprimer devant les bailleurs. »

Le projet avant tout.

Citant la fondation Tony Elumelu, Siboniyo indique que les jeunes porteurs de meilleurs projets peuvent bénéficier de 5000$ non remboursable et les autres 5000$ remboursables pour financer leurs projets à travers la compétition qui se fait en ligne chaque année. Siboniyo donne espoir aux jeunes entrepreneurs burundais en disant que les jeunes qui ont des bons projets ont beaucoup de chance à trouver ceux qui  soutiennent leurs projets. L’argent du capital ne manque pas, renchérit- il, il faut seulement concevoir votre projet, se sentir prêt à démarrer et  » oser faire.  

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