Clubs de santé mentale aux Lycées : Pour quoi faire ?

Les clubs de santé mentale sont d’une importance capitale dans les écoles. C’est une réalité souvent ignorée mais qui a une importance capitale.  Bernard Ntirampeba nous fait un reportage d’une journée d’activités de ce type de club au Lycée Arthur Chilson de Kibimba.

Avec comme thème du jour: « la bonne  compréhension de la santé mentale, clé du développement durable », Les activités du jour ont été introduites par l’encadreur du club, monsieur Jean de Dieu NTAMPERA Psycho – éducateur de formation, enseignant à cet établissement scolaire. Celui-ci a d’abord accueilli les deux visiteurs du jour dont: le psycho clinicien Innocent NZAMBIMANA Venu de l’ANAPRODM et moi,  psychothérapeute de formation, enseignant et encadreur du club santé mentale du Lycée communal Mpanuka. Il a ensuite expliqué aux participants la nécessité de bien comprendre la santé mentale, en vue d’améliorer notre développement. Soulignons ici que la santé mentale, une fois ignorée, aucune activité productrice peut s’observer dans nos milieux de vie.

Après, il a accordé la parole à Innocent NZAMBIMANA, en provenance de l’ANAPRODM. Celui-ci a vivement apprécié et a encouragé cette initiative. Il a suggéré que  la vision, les missions, les valeurs et objectifs soient toujours la pierre angulaire de ces clubs comme l’a fort souhaité l’ANAPRODM en créant ces clubs auprès des jeunes des milieux scolaires. Il faut noter que les jeunes adolescents sont beaucoup touchés par divers troubles (de la mémoire, du comportement, d’apprentissage, etc.), et nécessitent un accompagnement immédiat. Il a aussi suggéré que les membres puissent mettre en place une caisse qui servira dans l’assistance matérielle des élèves en difficultés psychologiques qui seront identifié à leur établissement.

Le troisième tour fut le mien, invité pour parler des causes et des conséquences des troubles mentaux. J’ai souligné deux causes principales dont les antécédents sociaux ( durs moments, dures circonstances) rencontrés par le sujet au cours de son passé. Je n’ai pas oublié aussi la cause organique à l’exemple d’une -lésion cérébrale- qui peut être à l’origine de certains troubles de la mémoire, faisant partie des symptômes du trouble mental lorsqu’il ne sont pas corrigés dans les meilleurs délais.

Quant aux conséquences, elles se manifestent directement sur le sujet souffrant, mais d’autres s’observent sur la société du souffrant car cette société, logeant quelqu’un de comportement antisocial, se trouve alertée. Bref, les conséquences sont intra-personnelles et  interpersonnelles. Elles peuvent être à tous ces niveaux : difficultés sociales, financières, etc. Le sujet a fort intéressé les participants.

L’encadreur a clôturé les activités du jour tout en rappelant aux participants que la santé mentale est une réalité burundaise, et que nous devons accompagner ceux qui sont touchés par ces troubles dans nos milieux de vie.

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