Ebola en RDC: Pourquoi les Burundais devraient-ils s’en soucier ?

Crédit-photo: Reuters

La fièvre hémorragique Ebola fait ravage dans la région Nord-est de la RDC, pays voisin du Burundi. Le gouvernement Burundais a pris des mesures mais notre collègue Gilbert Nkurunziza appelle les Burundais à s’en inquiéter eux aussi.

La plupart de Burundais ne s’inquiètent pas de cette épidémie qui a ravagé l’Afrique occidentale, et actuellement c’est le tour de la RDC. Nombreux sont ceux qui ne sont pas conscients de ce qui se passe ailleurs pour en tirer une leçon.

« Je ne sais pas grand-chose à propos d’Ebola, ça m’intéresse moins comme elle est se trouve dans des pays lointains, et en plus, c’est une maladie comme les autres », lâche Gérard (pseudo), un habitant de la province Gitega.

Depuis le mois d’août 2018, la flambée de l’épidémie Ebola est déclarée dans la partie Nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC). Et en plus, dans cette région, l’insécurité y règne en permanence. La Croix-Rouge indique que les attaques des groupes armés est l’un des défis majeurs qui entravent l’éradication de l’épidémie en RDC. De ce fait, il est plus facile que cette maladie pourrait se propager dans les pays limitrophes et même le Burundi. Elle est désormais difficilement contrôlable à cause de la situation politique instable dans cette partie du pays.

Le Burundi est-il prêt ?

Les hôpitaux tant publics que privés se lamentent sur la logistique. Et pour les médecins compétents, y a-t-il au moins assez ? Tout ça fait peur quand il y a Ebola à quelques kilomètres.

« Quand je veux me faire soigner, des fois les médecins me proposent d’acheter les médicaments dans des pharmacies car dans leurs hôpitaux il n’y en a pas assez. Si Ebola était sur le sol burundais, ça serait catastrophique », confie Emelyne , un habitant de Bujumbura.

Ebola, maladie virale très dangereuse qui se transmet par contact direct avec le liquide biologique infecté, mais au Burundi, les règles d’hygiène sont parfois violés. Cette attitude est compatible à Ebola, ce qui inquiète plus d’un.

Certains bistrots et restaurants modestes n’abritent pas des lieux d’aisance ou bien ils utilisent à peine de l’eau potable. La mauvaise habitude où certains Burundais font leurs grands et petits besoins hors des toilettes, par exemple dans la nature ou simplement au bord de la route. C’est vraiment déplorable.

Sensibilisation à tout prix

En plus de ces mesures adoptées par le gouvernement burundais et le ministère ayant la santé dans ses attributions pour être vigilent surtout au niveau des frontières, la sensibilisation par les médias et les affiches devrait être accélérée pour que tout le monde soit au courant du danger de ce fléau.

Avant tout, c’est la population qui doit être responsable. Il vaut mieux qu’elle respecte absolument les règles d’hygiène, sinon toutes les mesures n’aboutiront à grand chose.

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