Forum des femmes leaders et libres : Tout ce qu’il faut savoir sur les jeunes femmes modèles.

Le 15 Octobre, l’hôtel « City Hills hotel » abritait le forum « Women leaders and liberty forum » organisé par le Centre pour le Développement des Entreprises dans la région des Grands Lacs sous le thème « liberté, femme et prosperité ». Edith Stein AKIMANA, Irvine Floréale MURAME, Dacia Munezero, et Kamariza Rossalyn, tous jeunes femmes modèles partagent à travers un panel leurs expériences qui sont loin d’être un fleuve tranquille, les défis rencontrés et les pistes de solution pour être libre.

Edith Stein AKIMANA, CEO DE Bantu Bwoy

Edith Stein AKIMANA est depuis deux ans manager de Bantu bwoy, le label de la musique le plus envié à Bujumbura. Une tâche qui relève des moins faciles, au vu de l’image des artistes aux yeux des burundais : « Les artistes sont des voyous. » Une chose qu’ils ne démentissent pas jusqu’ aujourd’hui. Pourtant, ces mêmes personnes, qui appellent les artistes les « voyous » ont toujours besoin d’eux pour faire leur publicité. Vu son intelligence lors de demande des sponsors, certains vont jusqu’à lui proposer de changer de carrière. Elle ajoute que son  boulot est de guider les artistes. « Mon rêve est de voir les artistes gagner leur vie à la sueur de leurs fronts », dit Akimana.

Irvine Floréale Murame, ADG de l’Infinity Group

Jeune, Irvine Floréale MURAME, ADG de l’Infinity Group, identifie très tôt les défis auxquels les différentes entreprises sont confrontées. « Dans le temps, le travail intérimaire était quasiment inexistant malgré qu’aujourd’hui, il commence à prendre surface. Il était impensable de recruter quelqu’un pendant trois mois seulement et prendre congé de lui à la fin de son contrat. Or, ce qui était encore difficile, c’était de garder un employé sans travail, car il devient une charge pour la société.

Pendant ce temps, la démographie devient galopante, le chômage suivait la courbe ascendante. Et les principales victimes étaient les jeunes. Comme il y avait d’autres qui partageaient avec elle la vision, naîtra l’ Infinity Group afin de fournir leur expertise en ressources humaines. Les jeunes travaillent à temps partiel. Ils gagnent leur vie et l’expérience, tant demandé dans le monde du travail pour décrocher l’emploi.

Dacia Munezero, blogueuse et co-fondatrice de Yaga

Dacia Munezero est blogueuse et co-fondatrice de Yaga, journaliste et activiste des droits de la femme.  Dans ce cadre de la défense des droits de la femme, elle fait des vidéos pour sensibiliser les filles à ne pas abandonner l’école et elle dénonce les violences basées sur le genre faites aux femmes. Le défi de taille auquel elle est confrontée est que le fait d’oser parler haut ce qui se dit bas dans les foyers, elle est qualifiée de tous noms. Toutefois, elle ne compte pas abandonner le combat tant qu’il n’est pas encore gagné.

Rossalyn Kamariza, CEO de Ingo Mag

Kamariza Rossalyn est CEO de l’Ingo Mag. Son boulot est fini en 2015. Non pas parce qu’il n’y en a pas ou elle est improductive au travail, mais parce que les actionnaires ne faisaient pas des profits comme ils s’y attendaient. « Mais pourquoi les autres décident quand je souffre ? » se demande Rossa.  Pour pallier ce défi, elle s’est mise ensemble avec d’autres femmes. Le résultat, c’est le magazine Ingo. Au début de leurs activités, on ne croyait pas en elles.  Car c’était des femmes.  Parfois, ses collègues, en montant les banderoles, on leur disait que ça va foirer le lendemain. Signe que la société burundaise stigmatise les femmes burundaises. Toutefois, le lancement du premier numéro a été une réussite.

Clap de fin

C’est indéniable. Les connaissances acquises à l’université, seules, ne suffisent pas à l’ère de la mondialisation.  Dacia conseille aux femmes de compléter leur formation académique par des cours sur internet et appelle les femmes qui ont déjà réussi à partager avec les autres les opportunités qui se présentent.

D’après Irvine, la prospérité pour les femmes revient souvent à la famille : manger des plats délicieux, vêtir ses enfants, son mari…Pourtant, les femmes devraient se poser la question : Où est-ce que je veux arriver ? Il faut aussi qu’elles sachent qu’elles peuvent exceller plus que les hommes même s’il arrive que ça se passe comme c’était pas prévu.

Enfin Edith conclut que c’est ce que l’on fait qui rend libre. « Ayez la force de dire à votre mari que vous êtes  capables de réaliser quelque chose. C’est ce que tu fais qui te rendra libre. »

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