Jimbere fait découvrir l’assiette des burundais aux élèves à travers les débats.

Le magasine Jimbere a animé ce vendredi 28 février, une conférence -débat à l’endroit des élèves  de l’Ecole Internationale de Bujumbura. C’était une bonne occasion de partager avec ces élèves,  le contenu de l’édition spéciale  « L’assiette d’aujourd’hui et de demain », mais aussi la projection des vidéos  tournées dans le cadre du projet TAPSA.

 Ce débat se trouve dans la suite des autres conférences -débats  organisés par le même magazine au sein des écoles élites comme  Lycée du saint Esprit, Ecole Belge, Université du Burundi  etc. Blaise Nkuriyingoma, rédacteur en chef du Magazine Jimbere indique que le choix de ces écoles est motivé par  une forte probabilité d’y  trouver  des futurs décideurs du  pays.

« Avec cette idée, nous pensons que nous pouvons apporter  notre contribution en permettant aux jeunes élèves et étudiants à débattre  sur les enjeux économiques, politiques, d’intégration régionale ou autre domaine. Nous espérons  permettre à ces jeunes burundais un esprit compétitifs  sur le plan régional, continental voire même international », ajoute Nkuriyingoma.

Les élèves de l’Ecole Internationale de Bujumbura lisent le magazine de Jimbere

Pourquoi faire recours à l’agro écologie ?

Selon  les enquêtes menées par le magazine, la population augmente à pas de géant   alors que  la production agricole  ne cesse de chuter considérablement.

 « D’après  notre  enquête, nous avons constaté que ces quinze dernières années, la population Burundaise s’est accrue de 15% par an. Mais  de l’autre coté, nous avons une production agricole qui a chuté de 20%. Vous comprenez que ça devient un problème qu’il faut traiter.  c’est pour cela qu’on a voulu parler de l’agroécologie avec des nouvelles techniques  qui permettent aussi bien d’augmenter la production agricole tout en protégeant l’environnement » , précise encore Blaise.

En ce qui est du rapport entre ce qu’on cultive, ce qu’on récolte et ce qui est dans nos assiettes, Nkuriyingoma ne mâche pas ses dents : « Une bonne partie du pays où nous avons visité,  le premier objectif de la population est d’avoir quoi mettre sous la dent et non un repas équilibré ».

Malgré cela, il reste toujours optimiste  et espère un changement. « Avec les projets mis en place par différentes organisations et  avec les efforts de l’ Etat qui ont permis ces derniers temps de relever  un peu la production, nos débats pourrons aussi contribuer en apportant  une piste de solution  afin d’augmenter notre production ».

Rappelons que ces élèves ont été amenés à découvrir à travers les vidéos, les nouvelles techniques agricoles introduit par le projet TAPSA qui permettent la protection de l’environnement et une meilleure production agricole.

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