Journée internationale de la radiologie, un bilan inquiétant

Sous le thème :  » Améliorer les soins aux patients grâce à l’intelligence artificielle.  » ce vendredi 13 novembre 2020, l’Association Burundaise des Professionnels en Imagerie Médicale (ABUPIM) organise un atelier de validation du rapport d’enquête sur l’état actuel de l’imagerie médicale, conjointement avec la célébration de la journée internationale de la radiologie. Soulevant  carence de professionnels, manque de moyens de protection contre les rayons ionisant, insuffisance d’équipements, ces professionnels demandent au Gouvernement de s’y impliquer d’avantage. Le ministère de la santé quant à lui se veut promettant, il montre quelques alternatives pour pallier à ces défis.

 Dr Didier Ndabigengesere, représentant légal de l’ABUPIM indique que dans le secteur de la radiologie,  le Burundi est en arrière par rapport aux autres pays.  » Le Burundi fait face à l’insuffisance d’ outils d’appareillage ainsi que celui de scanners. Ajoutons à cela l’ imagerie par résonance magnétique (IRM) qui n’est pas présente au Burundi. Chaque fois de besoin, on doit aller à l’étranger pour des soins y relatifs. »  a t-il dit.  Et d’ajouter : « Les moyens de protection ne sont pas assurés. »  Il demande au Gouvernement de recruter d’autres techniciens pour résoudre le problème lié au manque de personnel et d’instaurer un organe chargé de réglementer le travail dans la radiologie.

Le rayonnement ionisant, une arme à double tranchant

« Bien que bénéfiques  dans l’analyse clinique fournie depuis la radiologie pour la prise en charge des patients, les radios sont nuisibles à la santé des professionnels surtout lorsqu’ ils restent  longtemps dans la salle abritant  les machines à rayonnement ionisant. Ils peuvent causer des cancers et les stérilités. » Fait savoir Pascal Ntakarutimana, un technicien de radiologie. D’ailleurs, la réglementation internationale de la radiologie prescrit 4heures de travail pour protéger les radiologues, mais au Burundi on travaille 8 heures par jour. ce qui met à mal la santé du personnel. Pour y remédier ce professionnel de radiologie demande au Gouvernement d’instaurer un organe qui régit la loi nucléaire en vue de protéger la  vie du personnel qui travaille sur les machines à rayonnement ionisant.

Ntakarutimana demande au ministère ayant la santé publique dans ses attributions de fournir des formations à ce personnel et des moyens quitte à protéger les matériels.

Interrogée, Docteur Georgette Ndihokubwayo, conseillère au département de la planification au ministère de la santé publique et de lutte contre le sida indique qu’il existe un projet pour ce secteur : « Une structure de radiologie est en cours de construction à l’Hôpital militaire de Kamenge. Ce sera un centre de référence au Burundi. »

Quant au problème lié au manque de personnel, Georgette propose aux hôpitaux de ne pas toujours attendre le Gouvernement, plutôt de compter sur les ressources que fait rentrer l’hôpital dans sa caisse pour embaucher le personnel.

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