Le Burundi peut-il devenir la chine de demain ?

Echange sur des solutions locales qui peuvent anéantir les défis  qui hantent la  liberté économique au Burundi, tel était  l’objectif du  «  Great Lakes Economic Summit 2020 », un sommet économique  organisé par le Centre pour le Développement des Entreprises en partenariat avec l’Agence de Promotion des Investissements. Ce sommet a réunit différents acteurs  du secteur public- privé ce mercredi le 14 octobre 2020 à l’hôtel Royal palace

  « L’ objet de la conférence est d’échanger sur des solutions locales aux défis économiques par les différents acteurs du développement du Burundi pour identifier les réformes économiques appropriées », a indiqué Désire Musharitse, directeur de l’Agence de Promotion des Investissements dans son discours d’ouverture.

Pour Aimable Manirakiza, directeur exécutif du CDE, ce  sommet avait  pour mission de susciter le débat autour des miracles crées par la liberté économique dans le monde.  « Nous avons  l’espoir que ces miracles puissent être reproduit au Burundi », précise t-il.

  Le Burundi  peut-il devenir le Chine de demain ?

« Au sein du CDE, nous espérons que le Burundi puisse devenir la chine de demain, ou autre pays qui émerge comme  la Singapour ou la Corée du sud. Durant cette année, nous avons travaillé avec  différents  groupes de gens en provenance de différents ministères du gouvernement  et   nous avons échangé sur les  différents thématiques pour essayer  de proposer des pistes de solution et des réformes en faveur de la promotion de solutions locales« , répond Manirakiza.

Il ajoute aussi qu’ils ont remarqué un engouement  de la part de ces différents acteurs  pour promouvoir les solutions locales qui peuvent aider à la promotion de la liberté économique comme outil de lutte contre la pauvreté.

Défis à l’économie burundaise. Les quels ?

Dans son discours d’ouverture, le directeur de l’API avait souligné les défis que confronte l’économie burundaise. « Le processus de transformation de l’économie du Burundi reste confronté à plusieurs faiblesses et contraintes structurelles tel le chômage, les faibles revenus des ménages, une économie moins diversifiée et moins compétitive et une insuffisance d’infrastructures capables de soutenir la production, etc », martèle Musharitse

Dans différentes présentations des experts, tous s’accordent sur le libéralisme, le libre échange, l’ouverture au monde comme des solutions imminentes au progrès de chaque pays.

 Le professeur Léonidas Ndayizeye dans sa présentation : « Le miracle du commerce international », il montre à partir des exemples comment d’autres pays asiatiques  se sont développés grâce à l’ouverture au monde extérieur.  

 « Il y a 70 ans, la Corée du Sud était plus pauvre que le Soudan. Aujourd’hui c’est un leader de l’industrie avec un PIB par habitant (31362,75 USD (2018))  plus de 32 fois supérieur à celui du Soudan (977,27 USD (2018))», Fait savoir Ndayizeye.

IL ajoute en fin que le succès des petites économies dans les années quatre-vingt comme Taiwan, la Corée du Sud, Singapour ou Hongkong s’expliquent clairement par leur insertion dans l’économie mondiale.

Le Burundi peut-il faire mieux qu’eux ? Il pourrait même faire plus qu’eux s’il applique à bon escient la liberté économique vu son importance dans le développement des pays.

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