Le cancer du col de l’utérus, un danger pour le Burundi

Dans le cadre de la célébration du 8 mars 2020, l’Association Burundaise pour le Bien être Familial (ABUBEF) a organisé ce 31/03/2020 à Bujumbura, une conférence de presse avec objectif de plaidoyer pour l’accès aux services de prévention et de prise en charge du cancer du col de l’utérus au Burundi. C’est un cancer une fois avéré est plus difficile à traiter et qui, dans la plupart des cas  finit par tuer la femme.

Marie (Nom emprunté) est une femme de 28 ans mariée et mère de 4 enfants dont le dépistage au sein de l’ABUBEF a aboutit au diagnostic d’un cancer du col de l’utérus et qui fut traitée par le retrait de l’utérus. Elle s’est vue rejetée par son époux une année plus tard sous prétexte qu’elle ne pourrait plus procréer.  Pour l’ABUBEF, cette dame est parmi une multitude de femmes burundaises envahies par ignorance. Marie aurait pu conserver son utérus et éviter toutes ces conséquences si elle avait eu accès à un dépistage précoce.  

Les causes

Le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers gynécologiques assez fréquent mais évitable par la vaccination et le dépistage, dit Dr Donavine Uwimana , directrice exécutive de l’ ABUBEF.

S‘agissant de l’origine, Dr Uwimana précise que dans plus de 70 % des cas; le cancer du col est lié a une infection virale sexuellement transmissible et très fréquente chez la femme : qui infecte le col de l’utérus de manière permanente et durable. Au fil des années, elle provoque des modifications de la muqueuse qui sont susceptibles d’évoluer vers un cancer. Elles sont appelées lésions précancéreuses. La transformation des lésions précancéreuses en cancer prend plusieurs années (parfois plus de 10 ans),

L’existence de ce cancer, une réalité au Burundi

Dr Donavine Uwimana rappelle qu’en 2019, sur 537 femmes dépistées au niveau des centres de l’ABUBEF, 25 soit 4.65% avaient des lésions pré cancéreuses.

Le dépistage est une démarche qui vise à détecter, en l’absence de symptômes, ces lésions précancéreuses chez les femmes à risque qui se sentent a priori en bonne santé. Le but est de repérer ces transformations anormales au niveau du col de l’utérus, et les traiter avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Ceci permet de prévenir l’apparition d’un cancer Car, plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne, précise Dr Donavine.

Vaux mieux prévenir que guérir

En concluant, Dr uwimana assure que le dépistage des lésions est  le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus surtout dans les pays comme le Burundi où la vaccination et les moyens de prise en charge sont limités. C’’est ainsi qu’elle lance un appel vibrant a toutes les femmes de se faire dépister massivement car il est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus.

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