Le saviez-vous ? La tricherie scolaire est la principale source de la misère sociale

Tricher dans une formation ? Un cursus ? Une démarche à suivre… Tricher dans le processus de formation de la personnalité ? Quelle médiocrité ! Pendant les études, les élèves  « fainéants », « lâches » et moins intelligents ont tendances à tricher. Un reflex corrupteur de mémoires et d’habitudes comme l’indique l’enseignant Bernard Ntirampeba.

La plupart des élèves ne se savent pas la gravité de la tricherie lors des évaluations : certains, malgré qu’ils soient informés que c’est un péché contre le décalogue divin, s’en foutent et font des coups d’œil, ou même, s’aident avec « imbago » ou encore « umuzungu », appellations selon les régions. Mais, savent-ils vraiment ce qu’ils font ?

La tricherie formate progressivement la mémoire de l’apprenant

L’élève qui ose jeter un coup d’œil aujourd’hui, le pourra impérativement demain, et, par conséquent, n’aura plus l’assiduité à mémoriser sérieusement la matière qui lui est donnée par son enseignant. Il(elle) s’habitue progressivement à la paresse extrême. Diane*, une jeune fille de 16 ans de mon village, en commune Ndava, province Mwaro témoigne ceci : « Alors que je retenais à la lettre les notes, depuis que j’ai commencé à tricher, je ne parviens plus à mettre même un mot dans ma caboche. »

Ce n’est pas fini. Anne*, une autre jeune fille,  vient d’échouer au concours national de la neuvième fondamentale. « Aujourd’hui, je suis dans la rue. Chaque fois qu’on m’appelle pour un job,  j’ échoue avec le test de sélection qui se fait dans une langue que je n’ai pas maîtrisée quand j’étais élève- nous indique-t-elle.

La tricherie, agent causal de la corruption en milieu socio- professionnel

L’élève qui triche  aujourd’hui comme hier, trichera aussi dans sa vie socio- professionnelle. Voilà le sens clé,  explicite et implicite, que nous pouvons attribuer à toute forme de corruption qui fait rage dans diverses institutions de nos jours.  Bien plus, l’élève qui triche, met les bâtons dans ses rues et handicape vraiment ses propres opportunités, car, ceci n’est que barrière à son avenir: dans les responsabilités qui lui seront attribuées. Imaginons un futur: agent de l’ordre, médecin, un enseignant, diplomate, et j’en passe, qui exercera son métier d’une manière foutue pour n’avoir pas eu l’occasion de bien nourrir ses cellules nerveuses et gliales,  par ce que lui prodiguait son ancien enseignant en milieu scolaire ? N’est- ce pas que même sa société finira par être touchée par le drame que jouera cet élève devenu professionnel irresponsable; inapte!

Franchement, l’élève qui triche en classe mérite une punition sérieuse et bien rigoureuse, afin de sauver les générations à venir et le futur du pays. Pourquoi gésir dans l’ombre de la mort alors qu’il y a moyen de s’en sortir? Qui vole un œuf, vole un bœuf. La tricherie scolaire est parmi les grands facteurs du sous- développement. Les enseignants et les professeurs, tous les travailleurs du Ministère en charge de l’éducation devraient en être conscients.

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