Les barrières non-tarifaires : entraves majeures pour le commerce transfrontalier

Crédit Photo: CNCD

Le commerce transfrontalier est fait à plus de 80% par des femmes qui travaillent dans l’informel. Ces femmes subissent des différentes tracasseries liées en grande partie au manque de documents de voyage, tentative de corruption, contournement des lois régissant le commerce transfrontalier surtout par la fraude et l’incivisme fiscal. Est-il possible d’éliminer les barrières non tarifaires que rencontrent ces commerçants ?

« Le petit commerce transfrontalier joue un rôle non négligeable dans la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire au Burundi ». cette affirmation est du président du Comité National de Suivi sur l’élimination des Barrières non tarifaires. C’était lors d’un atelier organisé ce jeudi 06 août 2020 par le Centre for Development and Enterprises Great Lakes dans le but de mettre en place les reformes qui faciliteront ce petit commerce.

« Les estimations de l’ISTEEBU et de la BRB montrent qu’en 2018, les échanges transfrontaliers informels s’évaluaient à 92 815,9 millions de Francs burundais, les exportations représentant 27 577,3 MBIF et les importations 65 238,6 MBIF« , a fait savoir le professeur Léonidas Ndayizeye, lors de sa présentation sur le commerce transfrontalier.

 Quelles sont ces barrières non-tarifaires ?

Le CDE great Lakes affirme avoir effectué une descente sur les postes de Gatumba-Buganda et Rugombo. Des témoignages recueillies auprès des femmes qui exercent ce commerce sont surprenantes. Parmi les barrières citées par ces femmes exerçant ce commerce, nous pouvons peut citer :

Les taxes communales imposées sur les marchandises exportées et importées ; La taxe trop élevée des denrées alimentaires (riz, farine de manioc et fruits). Plus de  barrières physiques dans les rues ; lenteur des services la douane; les perquisitions des marchandises en ordre ; le harcèlement sexuel et les violences  physiques etc.

Ces barrières ne sont pas sans conséquences. Gaston Sindayigaya du CDE soulève  notamment l’augmentation de la fraude par l’utilisation des postes clandestins, la corruption ; la prostitution  pour protéger leurs marchandises ; le prix élevé direct ou indirect chez le consommateur final.

Espoir  ?

Malgré  ces  conséquences, Emile NDIGIRIYE, président du Comite National de Suivi des Mécanismes d’élimination des Barrières Non Tarifaires,  promet de ne ménager aucun effort  afin d’éliminer toutes les entraves qui affectent le petit commerce transfrontalier.

« Sur un effectif de 43 Barrières Non Tarifaires qui se trouvent dans la Matrice Nationale et qui sont en cours d’élimination, plus de 90 % des Barrières affectant les femmes commerçantes transfrontalières sont déjà supprimées », précise Ndigiriye.

Selon Ndigiriye , le Comité reste toujours vigilant sur la naissance d’autres nouvelles BNTs car il est conscient que chaque fois qu’une Barrière Non Tarifaire est supprimée, d’autres sont nées sous une autre forme.

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