Les hôtels travaillent à perte quand l’OBR exige les taxes.

Dans le cadre  de la sensibilisation sur la taxation relative au secteur hôtelier, l’Office Burundais des Recettes (OBR) a tenu un atelier d’échange avec les opérateurs du secteur de l’hôtellerie à Bujumbura ce lundi 26 octobre 2020. Les hôteliers demandent à l’OBR de  supprimer la T.V.A (Taxe sur Valeur Ajoutée) car ils travaillent à perte surtout ces jours à cause de la covid19 qui sévit dans le monde. L’OBR quant  à lui applique la loi telle qu’elle est mais promet de transmettre la doléance aux institutions habilitées.

Dans son mot d’ouverture, Stany Ngendakumana, porte – parole de l’ OBR  a précisé que l’objectif de cette rencontre est d’ échanger avec les hôteliers sur le bien de  payer l’ impôt .Par là Il appelle ces opérateurs à lutter contre la fraude et la contrebande car cela contribue à l’ augmentation du rendement. Soulevant le cas de la fraude fiscale, M. Stany pointe du doigt certains opérateurs qui ne complètent pas bien la facture de l’OBR, ne déclarent pas les intrants,…

Du coté hôteliers,  des préoccupations ne manquent pas

Augustin Niyongoma, président de la chambre sectorielle de l’hôtellerie à la CFCIB soulève un point pertinent :  » Nous demandons que l’OBR nous délivre de la T.V.A car nous travaillons à perte « . Fallait- il réduire les taux d’imposition ? Et d’ajouter :  » Pour la déclaration des intrants, il y a des fois où ça embarrasse. Pour nos cuisines les choux, les fruits et les légumes sont apportés par les agriculteurs, ceux- ci n’ont pas de facturiers et  lorsque les agents de l’OBR viennent  contrôler, ils n’acceptent pas de telles opérations. Ils ne nous croient pas sur nos paroles ». À cette problématique ce responsable propose à l’OBR d’établir des plateformes internet qui permettent de détecter  les intrants.

Haro aux maisons de passage

Pour Niyongoma la grande fraude se trouve dans la gestion des maisons de passage car celles- ci ne payent pas l’impôt,  elles n’ont pas de personnel comme les hôtels.  « Un agent de sécurité suffit »,  glisse- t- il. C’est dû aux gens qui préfèrent les lieux les moins chers et séjournent dans ces maisons.

Martin Sindaruhuka Représentant Légal de PRODECO (Initiative pour la Promotion, le Développement et l’Education des Commerçants) ne cache ses impressions : « Depuis que la covid19 sévit dans le monde, le secteur de l’hôtellerie a beaucoup souffert . Il faut que l’OBR remette cette problématique aux autres institutions de l’Etat ».

Aux détenteurs des maisons de passage, M. Sindaruhuka suggère que tout se fasse dans la lumière pour l’intérêt  général :  » Il faut tout faire dans la lumière, enregistrer les clients, payer les frais y relatifs. » Et d’ajouter :  » Cela protège toutes les parties du fait que vous pouvez loger des personnes de mauvaise foi  qui peuvent  vous causer des ennuis. »  Conformez- vous à la loi pour votre sécurité  et  du trésor public.

Pour Stany Ngendakumana, porte parole de l’OBR les résultats de l’atelier seront soumis aux organes concernés à commencer par le commissaire général de l’Office Burundais des Recettes.

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