Quel est le rôle d’une Campagne Birashoboka dans le climat des affaires au Burundi ?

Dans le cadre de la Campagne Birashoboka, le Centre pour le développement des entreprises CDE GREAT LAKES a organisé ce lundi le 22 juillet 2019 un atelier de restitution à l’endroit des médias  où les experts Siméon Barumwete et Bruce Vaillant  Ntangibingura ont présenté les résultats des études menées depuis le début de l’année 2019 sur la libre entreprise au Burundi.

Pour Aimable Manirakiza, directeur du CDE GREAT LAKES, la campagne Birashoboka est une campagne lancée en 2018 avec pour objectif de réduire les barrières de créer et de gérer une entreprise au Burundi.

 Bruce vaillant Ntangibingura, dans son étude contraintes à la création d’une entreprise au Burundi, a fait savoir quecette étude a été menée dans le but de Comprendre les contraintes rencontrées par les créateurs d’une entreprise et proposer des pistes de solution aux décideurs. Les contraintes majeures se remarquent au niveau de  l’enregistrement des entreprises à l’API et la certification des produits au BBN.

Parmi les multiples contraintes soulevées, les plus remarquables sont: Le  manque d’informations; le faible niveau de qualification des entrepreneurs; la décentralisation des structures comme Agence pour la Promotion des Investisseurs (API )et Bureau Burundaise de Normalisation (BBN); le coût d’enregistrement et de certification élevé; Les capacités insuffisantes de BBN pour la certification des produits.

Siméon Barumwete  qui a exposé sur les : « Défis du climat des affaires au Burundi » soulignéun tasdesobstacles qui minent le bon climat d’affaires à savoir : Contexte politique, Un secteur privé faiblement développé, Faible niveau de développement des infrastructures, Faible niveau de développement du capital humain, Défi lié au partenariat mondial ; Forte centralisation de l’API. A cela s’ajoute un grand déficit énergétique et exigences de certains secteurs en termes d’investissement.

Professeur Siméon Barumwete

Pour lui encore, l’accès au crédit au Burundi demeure un souci majeur du fait qu’il se remarque une  asymétrie d’informations entre les fournisseurs de crédit et leurs clients, exigence de beaucoup de garanties pour prétendre à un quelconque crédit, absence de garanties surtout pour les jeunes et les femmes chefs de ménage, Taux d’intérêt très élevé.etc.

Quel est l’apport de la campagne Birasoboka ?

Aimable Manirakiza se réjouit d’un impact mesurable déjà atteint notamment la réduction des frais pour créer une entreprise, la réduction du temps de traitements des documents, et. Cette campagne a aussi aidé   les  entrepreneurs à sortir de l’informel afin de travailler dans la légalité.

Aimable Manirakiza, Directeur du CDE

« Notre rôle en vers les jeunes entrepreneurs et de les accompagner afin de quitter l’informel ainsi que de les mettre en contact avec les agences de régulation afin qu’elles comprennent elles aussi les défis auxquels font face ces jeunes. » Explique  Aimable.

Quelles sont les recommandations envers ces institutions ?

Bruce Ntangibingura , a formulé une série de propositions à l’endroit des agences de régulation afin de faciliter les jeunes entrepreneurs. Pour lui, le BBN devrait être plus à l’écoute des entrepreneurs qui sont à la recherche de ses services et pouvoir ainsi adapter ses services aux réalités du pays . Le coût moyen de 1 400 000 BIF pour la certification des produits qui a été indiqué par les entrepreneurs est trop élevé au regard du niveau de vie des burundais en général et du niveau de ressources financières des entrepreneurs au démarrage de leurs entreprises ; Les efforts sur la communication et la sensibilisation sur la certification des produits devraient être accentués.

API : Malgré une nette amélioration sur le coût et la durée de l’enregistrement des entreprises, le chercheur indique que  les entrepreneurs estiment toujours un traitement des documents d’enregistrement qui n’est pas aisé. C’est pourquoi il  conseille à l’API de faire recours à l’enregistrement en ligne des entreprises pour faciliter  les entrepreneurs de l’intérieur du pays qui se plaignent d’un accès difficile aux services de ce centre.

Le CDE  Croit que le seul moyen de réduire la pauvreté est de donner une chance a toute personne qui veux entreprendre au Burundi à travailler librement tout en lui  apportant des mesures incitatives à quitter l’informel vers le formel.

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