Quid de Mfashakumenya, ce premier forum national sur l’indice de liberté économique au Burundi?

Le Centre For development and Enterprises Great Lakes (CDE) en partenariat avec l’Agence de Promotion des Investissements (API) a organisé ce 26 février 2020, un Forum MFASHAKUMENYA sur l’indice de la liberté économique. L’objectif de ce forum national est de faire progresser le Burundi sur une trajectoire économique qui garantira un avenir meilleur et plus brillant aux citoyens Burundais en développant  et en fournissant des informations importantes aux intervenants  dans le développement du Burundi sur les politiques qui créent la prospérité.

Aimable Manirakiza, directeur exécutif du CDE

Dans son allocution  d’accueil, Aimable Manirakiza, directeur exécutif du CDE souligne l’importance de la liberté économique. « Il a été démontré que la liberté économique génère des résultats sociaux et économiques positifs, notamment des opportunités, une diversification de l’économie, une croissance économique accumulée et une création d’emplois accrue« , a dit MANIRAKIZA Aimable.

Selon Desiré Musharitse, Directeur de l’API,  le Burundi a fait des avancées significatives en matière de la liberté économique. « Depuis 2009, l’API a initié des réformes qui lui ont permis de gagner certaines places dans le classement Doing Business surtout en rapport avec l’indicateur ‘ création d’entreprise ’. Pour cet indicateur, le pays se classe au 18ème au niveau mondial et occupe la 1ère place dans la Communauté Est Africaine. Pour l’Indicateur Transfert de Propriété, le Burundi est à la 94ème place sur 190 économies », a martelé Musharitse. Il n’a pas oublier de signaler que le Burundi a été classé parmi les 10 meilleurs pays les plus réformateurs du monde pendant trois années successives.

Et les barrières?

Malgré ce progrès, ce directeur  précise que l’économie du pays connait de fortes contraintes structurelles telles que son enclavement, la petite taille de son marché, une pauvreté élevée et généralisée, un faible capital humain, son déficit énergétique et sa dépendance aux cours internationaux des matières premières. Pour cela, la décision d’investir au Burundi peut être aussi retardée par un ensemble d’obstacles parmi lesquels se trouvent la corruption, l’accès difficile au marché financier, la concurrence déloyale du secteur informel.

Pour terminer, Musharitse lance un message vibrant aux burundais.  « Nous interpellons tous les Burundais où qu’ils se trouvent (au Burundi et dans la diaspora) d’initier toutes les initiatives afin d’appuyer le Gouvernement à bien conduire et réussir la mise en œuvre effective de son Plan National du Développement du Burundi 2018 -2027 ».

Pendant ce forum, différents thèmes ont  été abordés par des experts variés. Il s’agit entre autre de : Pauvreté, Institution et développement ; Indice de la liberté économique de Fraser Institute : Créer un avenir meilleur pour le peuple Burundais ; Taille du gouvernement : Impôts, taxes et entreprises ; Structure juridiques et sécurité des droits de propriété ; accès à la monnaie saine ; libre échange ; réglementation du crédit , du travail et des affaires etc.

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